FR Annonce de Roch 'Hodech — Parachat 'Hayé Sara
Annonce de Roch 'Hodech
Lors de l'annonce de Roch 'Hodech le Chabat précédent, la coutume est « d'embellir » le nom de certains mois, en proclamant Adar HaNéhdar (le merveilleux Adar), Nisan HaMe'outar (le Nisan couronné), Iyar Ziv (l'illustre Iyar), Sivan HaMékhoutar BeKhéter Tora Chétit'alé (le Sivan couronné par la Tora, qu'elle soit glorifiée), Tamouz Yahe"l — Yéhafkhou Ado-naï LéTova (le mois de Tamouz — Dieu transformera Tamouz en un bon mois), Av HaRa'haman (le Av miséricordieux) et Eloul HaMéroutsé (le Eloul de bon augure). (1)
Lors de Birkat Ha'Hodech, certaines communautés ne récitent pas la prière de « Yéhi Ratson » imprimée dans les sidourim, mais récitent plutôt « Mé'hadech 'hodachim… ». (2)
La coutume est de s'asseoir pour Birkat Ha'Hodech. (3)
(1) Se référer à Nahagou Ha'Am (Roch 'Hodech, §2). C'est également la coutume d'Alger ; se référer également à Zé HaChoul'han (91:3).
(2) Nahagou Ha'Am (ibid.). Ribi Yossef Benoualid (Samo Yossef, §163) écrit que l'on a la coutume de le réciter uniquement le Chabat qui précède Roch 'Hodech Av HaRa'haman.
(3) Maguen Avraham (417:1) statue que l'on doit se mettre debout pour le « Kidouch Ha'Hodech », comme le font les Achkénazim. Ribi Moché Feinstein (vol. 1, §142) explique qu'on doit se mettre debout parce que dans le Bet HaMikdach, les gens se mettaient debout lors de la sanctification de la lune et de la détermination ultérieure de savoir si Roch 'Hodech durera un jour ou deux. Sidour Avoténou (p. 507) écrit que la coutume marocaine est de s'asseoir parce que, de nos jours, le but de Birkat Ha'Hodech n'est plus de sanctifier la lune comme le faisait le tribunal rabbinique à l'époque du Bet HaMikdach, mais seulement, de nous rappeler le jour où Roch 'Hodech aura lieu.
Debar Tora — Parachat 'Hayé Sara
Ribi Méir Ouaknin, Zikhron Méir, 'Helek 2, p. 290
À propos de Ribi Méir Ouaknin : Né à Tibériade, Ribi Méir Ouaknin (1885-1975) était le fils de Ribi David Ouaknin, av beth din de la ville. Selon la tradition familiale, sa famille descend de Ribi Yossef ibn 'Aknin, l'un des rabbins de Fès. De 1914 à 1920, il fut à New York le grand-rabbin de la communauté séfarade des Juifs d'Alep (Aram Tsoba). En 1953, il devint grand-rabbin et av beth din de Tibériade. Président du Kollel Ribi Méir Ba'al Hanès, il fonda la yéchiva « Méir Bat 'Ayin » près du tombeau de Ribi Méir Ba'al Hanès. On lui doit les responsa Vayomer Méir, et ses dérachot ont été publiées sous le titre Zikhron Méir.
« Vayihyou 'hayé Sarah méa chana vé'esrim chana véchéva chanim chéné 'hayé Sarah. » — « La vie de Sarah fut de cent ans, vingt ans et sept ans : ce furent les années de la vie de Sarah. » (Béréchit 23:1)
Les commentateurs posent une question simple : pourquoi la Tora s'exprime-t-elle ainsi ?
D'abord, le mot 'hayé — « vies » — est au pluriel. On dirait que Sarah a vécu plusieurs vies. Ensuite, ses années sont comptées par tranches : « cent ans, vingt ans et sept ans », et non simplement « cent vingt-sept ans ». Que veut nous dire la Tora ?
Le Ba'al HaTourim répond à la première question. Sarah Iménou n'a pas eu d'enfant jusqu'à l'âge de quatre-vingt-dix ans. Cette période stérile ne pouvait vraiment pas s'appeler une « vie ». Nous le savons par Ra'hel Iménou, qui dit à Ya'akov (Béréchit 30:1) : « haba li banim véim ayin méta anokhi » — « Donne-moi des enfants ; sinon, je suis morte. » Ce n'est qu'à partir de la naissance de Yits'hak que Sarah a commencé à vivre pleinement et à se réjouir de son sort. Ce sont là les « vies » auxquelles le verset fait allusion.
Rachi répond à la seconde. Les nombres sont séparés parce que chacun enseigne quelque chose à part :
« À cent ans, elle était comme à vingt ans quant à la faute : de même qu'à vingt ans on n'a pas fauté, puisqu'on n'est pas encore passible de punition, de même à cent ans elle était sans faute. Et à vingt ans, elle était comme à sept ans quant à la beauté. »
Cet éloge concernant la faute est immense : Sarah n'a jamais fauté de toute sa vie. Mais que gagnons-nous à comparer sa beauté à celle d'une enfant de sept ans ? Pourquoi nous enseigner un détail qui semble si petit ?
Nos Sages expliquent qu'à sept ans, une fillette ne sait pas encore qu'elle est belle. Elle ne comprend pas encore la beauté, ni comment la cultiver — c'est l'innocence de l'enfance. Dans les dernières parachiot, la Tora nous dit à plusieurs reprises que Sarah Iménou était l'une des plus belles femmes ayant jamais vécu. On pourrait penser qu'une personne si belle en aurait au moins conscience. Le verset vient enseigner le contraire : bien que convoitée par tant de gens, y compris des rois, Sarah resta inconsciente de sa beauté, avec l'innocence d'une jeune enfant.
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Darké Aboténou : les lois et les coutumes des juifs du Maroc, c'est :
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